Des milliers de personnes ont marché et célébré au centre-ville de Montréal pour le défilé de la 20e édition de Fierté Montréal, qui se terminait dimanche après-midi. Les participants célébraient cette année les avancées des droits des communautés LGBTQ+ sous le thème « Brillons ensemble ! ».
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PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE
Chants autochtones, musique créole, drapeau haïtien qui côtoie le drapeau arc-en-ciel : le défilé de la Fierté rassemblait des gens de diverses communautés cette année. Cette 20e édition s’est tenue sous le thème « Brillons ensemble ! ». Un contingent qui célébrait la culture autochtone a ouvert le bal dimanche après-midi.
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« Montréal est une alliée et sera toujours une alliée », a lancé Soraya Martinez Ferrada, soulignant l’importance de créer un espace « où on célèbre qui on est ». « Ce rassemblement nous rappelle que la diversité est une force. Participer à un défilé où on met de l’avant le chemin parcouru, c’est extrêmement important », a expliqué la mairesse dans un point de presse tenu peu avant la marche.
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Le défilé qui se déroule au centre-ville de la métropole chaque année est une occasion de célébration, mais aussi de revendications. « C’est vraiment important que l’on continue de militer. Je veux ajouter que le militantisme ne sera pas assez, nos droits ne sont pas toujours acquis. Il faut investir dans notre création. La meilleure façon qu’on a de s’exprimer, c’est à travers l’art », a affirmé l’artiste multidisciplinaire queer Xénia Gould en point de presse.
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« C’est beau en maudit ! », s’est exclamée Marie-Claude Gauthier, en retrait pour bien observer le défilé. Elle se rend au défilé avec sa fille Sandrine depuis plus de 10 ans. « Je ne suis pas membre de la communauté LGBTQ+, mais je trouve ça important d’être là. Je veux que le monde soit libre comme ils veulent. Je veux contrer la montée de la haine avec l’amour et le soutien », explique-t-elle.
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Tous les contingents se sont arrêtés vers 14 h pour une minute de silence à la mémoire des vies perdues trop tôt en raison du sida, de la lesbophobie, de l’homophobie, de la biphobie et de la transphobie. Plusieurs participants ont regardé au ciel, le poing en l’air.
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Serge Mayotte est un habitué du défilé. Il y assiste depuis 20 ans. « C’est toujours un plaisir de voir ça. Ça a encore sa raison d’être. Il n’y a rien d’acquis ! », explique-t-il en référence à la montée de l’homophobie dans les écoles. Philippe Chades, venu de France pour l’accompagner, a apprécié l’ambiance festive. « J’avais la larme à l’œil durant la minute de silence. C’est très émouvant. »
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C’est la seconde fois qu’Elizabeth Verni assiste à l’évènement accompagnée de ses filles Erika et Ophelia. Ses amis Jamie Potvin et Jeremy Perkins se sont joints à la petite famille. « On a besoin d’une journée pour reconnaître la fierté. Ils ont fait l’effort cette année d’avoir une grande diversité et d’ouvrir le défilé avec des personnes autochtones. Je pense que c’est super. »
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Les contingents se sont réunis à l’angle des boulevards René-Lévesque Ouest et Robert-Bourassa, avant de marcher jusqu’au cœur du Village, à l’angle du boulevard René-Lévesque Est et de la rue Atataken. Fierté Montréal avait confirmé le mois dernier le renforcement des mesures de sécurité durant le défilé cette année. Cette annonce est survenue dans la foulée de l’attentat qui a fait un mort et une trentaine de blessés à Berlin à la mi-juillet.
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