Les parlementaires LFI reviennent en Calédonie. Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, et le député de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud annoncent leur retour du vendredi 3 au dimanche 12 juillet. Un nouveau déplacement qui s’inscrit dans le sillage des récentes élections.
« Dans le contexte des discussions relatives à l’avenir institutionnel, la délégation consultera les élus récemment désignés par les urnes, lors des élections municipales comme des élections provinciales, et défendra auprès des forces politiques locales les positions du groupe. »
Communiqué de LFI, 29 juin 2026
“Poussée électorale du camp indépendantiste”
Et d’ajouter : “Les coups de force d’Emmanuel Macron visant à imposer le dégel du corps électoral, puis le projet d’accord dit de Bougival, ont durablement sapé la paix civile en Kanaky-Nouvelle-Calédonie.” Les deux visiteurs, qui évoquent “la poussée électorale récente du camp indépendantiste”, ont aussi l’intention de souligner, écrivent-ils, “la nécessité de relancer le processus d’indépendance et de décolonisation”.
Un Congrès contrasté
Les provinciales de dimanche 28 juin ont recomposé le Congrès calédonien. 26 des 54 sièges seront occupés par le camp indépendantiste et nationaliste. Mais celui-ci apparaît divisé. Et si les listes Loyalistes-Rassemblement n’ont pas décroché la majorité absolue boulevard Vauban, la coalition non-indépendantiste en forme désormais la première force politique, avec 24 élus. Les quatre autres conseillers, de l’Éveil océanien, étant une nouvelle fois en position de faire basculer la tendance dans un sens ou dans l’autre.
Rendez-vous
L’association “Un cœur une voix, qui défend l’ouverture du corps électoral, a fait savoir qu’elle allait “demander un rendez-vous” avec les membres de la délégation LFI. “Et leur exposer que nous défendons la démocratie”. Des rencontres ouvertes au public sont par ailleurs programmées, comme le samedi 4 juillet à Lifou.


